🎭 Et si vous Ă©tiez bien Ă  votre place ? Comprendre et surmonter le syndrome de l’imposteur 🌟

Vous venez de rĂ©ussir un projet, de recevoir un compliment ou d’atteindre un objectif
 et pourtant, une petite voix murmure : « Je ne mĂ©rite pas ça. On va finir par s’en rendre compte. »
Si cette pensĂ©e vous parle, sachez que vous n’ĂȘtes pas seul.e.

Le syndrome de l’imposteur touche de nombreuses personnes, dans tous les milieux. L’enjeu est de comprendre ce que vous ressentez et, au lieu de subir, dĂ©cider d’agir et de lever les freins pour enfin vous sentir lĂ©gitime.

 

💱 Le syndrome de l’imposteur, kesako ?

Le syndrome de l’imposteur, c’est ce sentiment tenace de ne pas mĂ©riter sa place, malgrĂ© des compĂ©tences et des rĂ©ussites avĂ©rĂ©es.

On a l’impression d’ĂȘtre un « fraudeur », de tromper son entourage et on craint Ă  tout moment d’ĂȘtre dĂ©masquĂ©. Un paradoxe : plus on rĂ©ussit, plus ce sentiment peut grandir.

IdentifiĂ© dans les annĂ©es 1970, ce phĂ©nomĂšne touche particuliĂšrement les personnes Ă  haut potentiel, les femmes mais aussi celles dont la progression a Ă©tĂ© plus rapide que leur estime d’elles-mĂȘmes. Il se manifeste dans tous les domaines de la vie, pas seulement professionnel.

Certains contextes l’amplifient. Pour quoi les femmes sont-elles plus concernĂ©es ? Car souvent confrontĂ©es Ă  des attentes sociales Ă©levĂ©es, elles peuvent se sentir obligĂ©es d’ĂȘtre parfaites pour ĂȘtre reconnues.

Ce fonctionnement rĂ©sulte trĂšs souvent d’une Ă©ducation relativement exigeante, qu’il s’agisse de rĂ©sultats scolaires ou de comportements attendus par l’un des parents voire les 2.

Dans le contexte professionnel, par ce qu’ils sont gĂ©nĂ©ralement plus isolĂ©s, les entrepreneurs, peuvent Ă©galement ressentir ce doute de maniĂšre plus aiguĂ« en raison de l’absence de validation externe, hormis bien sĂ»r les retours de leurs clients qui, quand ils sont positifs, reboostent la confiance et l’estime, au moins ponctuellement.
Il en est de mĂȘme pour les managers, homme ou femme, qui ont gravi les Ă©chelons sans forcĂ©ment en avoir la volontĂ© au dĂ©part.


💱 Comment se manifeste ce syndrome ?

Les signes ne trompent pas, en voici plusieurs qui vous parleront peut-ĂȘtre :

  • Minimiser ses rĂ©ussites : « C’est la chance », « Ce n’était pas si difficile »
  • DifficultĂ© Ă  accepter les compliments : « Oh, ce n’est rien ! » devient un rĂ©flexe.
  • Attribuer son succĂšs Ă  des facteurs externes plutĂŽt qu’à ses propres compĂ©tences : « C’est grĂące Ă  untel »
  • La peur d’ĂȘtre dĂ©masquĂ© : « Un jour, on va dĂ©couvrir que je ne sais pas faire. »
  • Le perfectionnisme : Ne jamais ĂȘtre satisfait.e, toujours en faire plus pour  (se) prouver sa valeur
  • L’auto-sabotage : Reporter, annuler ou refuser des opportunitĂ©s par peur de l’échec
 ou de la rĂ©ussite, « tant que l’on n’est pas arrivĂ© au bout, pas de risques »

Chez certaines personnes, cela se traduit par des stratĂ©gies d’évitement

  • L’overdoing : Travailler excessivement pour attribuer le succĂšs Ă  l’effort, et non Ă  ses compĂ©tences.
  • L’underdoing : Saboter ses chances pour avoir une explication toute prĂȘte en cas d’échec (« C’est la faute Ă  la chance »).

 

💱 D’oĂč vient ce syndrome ?

Les causes sont multiples et souvent liées à notre histoire personnelle et sociale, parmi lesquelles 


  • Un manque de confiance en soi : Le doute persistant sur ses propres capacitĂ©s, mĂȘme face Ă  des preuves tangibles de compĂ©tences, Ă©videmment aggravĂ© quand on a eu l’impression de ne pas avoir Ă©tĂ© Ă  la hauteur, ne serait-ce qu’une fois.

  • Une estime de soi fragile : Le sentiment de ne pas ĂȘtre « assez bien », quel que soit le niveau de rĂ©ussite atteint, d’autant plus ancrĂ© qu’il a Ă©tĂ© confirmĂ© par des adultes proches dans l’enfance.

  • Des croyances limitantes : « Je ne suis pas Ă  la hauteur », « Je vais Ă©chouer », « Les autres sont plus lĂ©gitimes que moi » qui se sont installĂ©es tout au long des annĂ©es jusqu’à devenir des vĂ©ritĂ©s.

  • Une Ă©ducation minimisant les talents : Des messages visant Ă  ne pas trop gonfler l’égo et rester humble « Ne te la joue pas », « Reste modeste ».

  • Un environnement professionnel et/ou personnel exigeant : Dans un monde oĂč la performance est reine, oĂč le regard de l’Autre peut avoir de l’importance, il est facile de se comparer et de se sentir « pas assez ».


💱 Comment agir ?

Je vous propose 7 pistes concrùtes, certaines sont vitales d’autres à choisir en fonction de ce qui vous parle

đŸ”» ReconnaĂźtre et nommer le syndrome
La premiĂšre Ă©tape, c’est d’identifier ses pensĂ©es. « Ah, c’est mon syndrome de l’imposteur qui parle ! » Cette prise de conscience permet de prendre du recul sur son comportement automatique et ainsi de dĂ©samorcer, en toute ou partie, son pouvoir.

đŸ”» Reformuler vos pensĂ©es
Remplacez « J’ai eu de la chance » par « J’ai travaillĂ© dur et j’ai des compĂ©tences ».
« Ils vont me démasquer » devient « Je mérite ma place, comme tout le monde ».

đŸ”» Dissocier le regard des autres et votre opinion de vous
Comme le soulignent les spĂ©cialistes, ce syndrome est souvent liĂ© Ă  une anxiĂ©tĂ© sociale : on projette sur les autres le regard nĂ©gatif qu’on a sur soi-mĂȘme et concentrez-vous sur l’avis de votre meilleur.e ami.e.

đŸ”» Accepter ses limites
Personne n’est parfait. Identifier vos forces et vos axes de progression.
Cela vous permettra de construire un plan d’action rĂ©aliste, pour ne pas vous dĂ©courager et commencer Ă  faire bouger les lignes.

đŸ”» Se former et s’entourer
Renforcez vos compétences pour gagner en confiance. Entourez-vous de personnes qui vous élÚvent, vous inspirent, reconnaissent votre valeur, fuyez celles qui au contraire vous rabaissent.

đŸ”» Tenir un journal des rĂ©ussites
Notez chaque jour 3 choses que vous avez accomplies, aussi petites soient-elles. Relisez-le quand le doute s’installe. Preuve Ă  l’appui, difficile de nier vos compĂ©tences !

đŸ”» CĂ©lĂ©brer ses victoires
Un projet abouti ? Un compliment reçu ?
Prenez le temps de fĂȘter ça ! MĂȘme une petite victoire mĂ©rite d’ĂȘtre reconnue.


Quelle que soit votre situation, rappelez-vous que votre légitimité est déjà là, elle est juste masquée par vos pensées jugeantes et/ou celles des autres.

Rappelez-vous que votre valeur ne se mesure pas à une éventuelle perfection, mais à votre engagement par rapport à vos moyens du moment et surtout, à votre authenticité, une vraie clé pour booster confiance et estime.

En conclusion, le syndrome de l’imposteur n’est pas une fatalitĂ©.
C’est un signal : celui que vous grandissez, que vous sortez de votre zone de confort, que vous osez.

Comme le dit BrenĂ© Brown, une experte en matiĂšre de vulnĂ©rabilitĂ© « Le syndrome de l’imposteur n’est pas un signe d’insuffisance. C’est un signe que vous vous souciez de faire les choses bien. »

Alors, la prochaine fois que cette petite voix murmure « Tu n’es pas lĂ©gitime », rĂ©pondez-lui : « Et si je dĂ©cidais que je le suis ? »

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PHOTO © Magnific

 

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