❤️ Osez la gentillesse, avec l’authenticité comme boussole 🧭
Et si la gentillesse n’était pas ce que vous croyiez ?
Dans une société où « être gentil » rime souvent avec « s’oublier », comment trouver la juste mesure ? Pourquoi dire « oui » par habitude nous laisse-t-il parfois un goût amer ? Et si la vraie bienveillance commençait par se respecter soi-même ?
En français, le mot « gentillesse » est unique, là où l’anglais distingue « kind » (bienveillant) et « nice » (aimable, parfois superficiel). Cette nuance est cruciale.
La gentillesse authentique n’est pas une soumission, mais un équilibre : elle écoute ses valeurs et ses limites. Cet article vous propose d’explorer ses fondations, ses pièges, et surtout, comment la pratiquer sans s’y perdre. Vous y découvrirez des outils concrets pour allier authenticité et bienveillance, sans culpabilité.
Prêts à redécouvrir la gentillesse comme une force et non une faiblesse ?
💢 La gentillesse comme boussole intérieure
La gentillesse ne se résume pas à des sourires ou des « je t’en prie ». Elle est une boussole, guidée par nos valeurs et nos besoins. Comme le souligne Brené Brown : « La gentillesse n’est pas un signe de faiblesse, mais de courage. »
Ce courage, c’est celui de dire « non » quand un « oui » nous épuiserait, ou d’exprimer un désaccord sans crainte.
Je me souviens de Clara, une cadre qui acceptait toutes les demandes supplémentaires par peur de décevoir. Son « driver » – ce schéma inconscient « Fais plaisir » – la poussait à s’effacer. Résultat ? Épuisement et frustration.
En coaching, elle a compris que la gentillesse commence par soi : « Être bienveillante, c’est aussi honorer mes propres besoins. »
Une révélation qui a transformé ses relations, professionnelles et personnelles.
Pour Clara comme pour les nombreuses personnes qui fonctionnent comme elle, les croyances jouent un rôle clé. « Un gentil ne dit jamais non », « Si je refuse, je suis égoïste »… Ces phrases, répétées depuis l’enfance et/ou renforcées par notre environnement, transforment la gentillesse en carcan.
Pourtant, comme le rappelle Thomas d’Ansembourg, « Les besoins ont besoin d’être reconnus ! » – y compris le besoin de poser des limites.
💢 Les pièges de la gentillesse : quand elle nous trahit
L’empathie – ce talent qui nous permet de ressentir les émotions d’autrui – est souvent le moteur de notre gentillesse. Pour autant, elle peut devenir toxique lorsqu’elle est motivée par la peur plutôt que par un choix conscient : peur du conflit, peur de déplaire, peur d’être jugé(e)…
Voici 3 pièges courants et comment les éviter…
🔻 La gentillesse par obligation
C’est ce « oui » qui sort de notre bouche avant même que nous ayons eu le temps d’y réfléchir. Un collègue demande de l’aide pour un dossier urgent alors que votre propre charge de travail est déjà écrasante. Vous acceptez, parce que « c’est normal », parce que « on ne peut pas dire non ».
Pourtant, chaque « oui » forcé est un « non » à vos propres besoins.
Pour Clara, ce fut l’organisation d’un événement familial alors qu’elle était déjà au bord du burn-out. « Je ne pouvais pas refuser, » se justifiait-elle. Jusqu’à ce qu’elle comprenne que son épuisement n’aidait personne – pas même ceux qu’elle voulait protéger.
Dans ce cas, la question « Est-ce que cet acte me remplit ou me vide ? » est LA question à se poser.
🔻 La gentillesse comme camouflage
Utiliser la gentillesse pour éviter les conflits ou masquer ses vraies opinions est un piège insidieux. « Je ne veux pas être un fardeau, » se dit-on en souriant alors qu’une décision nous blesse. Pourtant, en tendant constamment la main aux autres sans jamais tendre la sienne vers soi-même, on s’épuise.
Léa, une de mes clientes, infirmière, excellait dans cet art. Toujours disponible pour ses patients, toujours excellente pour faire face. Pourtant, en absorbant constamment la souffrance des autres sans jamais reconnaître la sienne, elle s’épuisait.
Tout l’enjeu dans ce cas est d’arriver à dire « « Je comprends ton point de vue, de mon côté, je ressens…»
🔻 La gentillesse qui épuise
Donner sans compter, jusqu’à s’oublier, est peut-être le piège le plus courant. Toujours écouter les problèmes des autres sans jamais parler des siens. Toujours être là, même quand on n’en a plus la force. Cette gentillesse-là n’est pas un cadeau, mais un sacrifice – et les sacrifices, à la longue, génèrent de l’amertume.
Les personnes engagées dans des associations, dans des métiers d’aide et d’accompagnement sont les plus touchées par ce syndrome. Il est encore plus vital pour ces personnes d’apprendre à exprimer leurs besoins : « Je suis là pour toi, pour vous, mais aujourd’hui, j’ai besoin de… »
💢 Un exercice pour s’aligner si vous êtes concerné(e)
- Identifiez une situation où vous avez dit « oui » par habitude.
- Questionnez votre motivation :
- Est-ce que cet acte me permettait de respecter et d’incarner mes valeurs ou était-ce une réaction automatique ?
- Est-ce que je l’ai fait par peur (culpabilité, honte) ou par choix ?
- Réécrivez le scénario : Comment auriez-vous pu répondre en honorant à la fois vos besoins et ceux de l’autre ?
La gentillesse comme art de vivre ?
La gentillesse n’est pas un rôle à jouer, mais un équilibre à trouver au quotidien. Elle ne se mesure pas à la quantité de « oui » que nous prononçons, mais à la qualité de notre présence – une présence qui inclut aussi nos propres besoins.
Alors, la prochaine fois que vous hésiterez entre « faire plaisir » et « vous respecter », posez-vous cette question simple : « Est-ce que cet acte me remplit, ou est-ce qu’il me vide ? »
La réponse vous guidera vers une gentillesse plus authentique, plus durable, et surtout, plus alignée avec qui vous êtes vraiment.
Alors… quelle décision devriez-vous prendre sans tarder pour que votre gentillesse soit plus authentique et équilibrée ?
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PHOTO © V.Ivash – Freepik


